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Minimalisme : éloge de la simplicité

Bibliothèque minimaliste

Le minimalisme, qu’est ce que c’est au juste ? Si je devais le résumer simplement, cela pourrait donner : « Posséder moins et être intentionnel dans ses décisions pour vivre plus heureux« . Telle est la promesse de ce mode de vie.

Ce mouvement, souvent caricaturé dans les médias traditionnels en France, s’est bien implanté aux Etats-Unis, comme une alternative au modèle de surconsommation et de croissance effrénée.

N’en déplaise à certains, les préoccupations écologiques, la recherche d’une vie plus paisible et cohérente nous font croire à son expansion prochaine. Le Minimalisme est là pour rester !

Convaincu depuis 2016 et ma découverte du blog francophone leminimaliste. J’ai depuis tenté d’appliquer les principes du minimalisme à ma vie. C’est devenu une vraie philosophie à la maison. Voici quelques principes qui valent la peine de se lancer.

Tout commence par une prise de conscience…

Je possède tout le nécessaire (logement, meubles, vêtements, biens de consommations, loisirs et babioles diverses) mais toutes ces possessions ne me rendent par heureux.se pour autant. J’ai l’impression d’avoir accumulé sans cesse depuis de nombreuses années. Bien que rangée et nettoyée, ma maison (ou mon appartement) me donne l’impression d’être surchargée.

Les comptoirs regorgent d’objets, les étagères et placards sont remplis, la cave, le grenier et le garage également… Pesant non ?

Au final, je n’utilise qu’une infime partie de mes possessions.

Ce « désordre organisé » peut donner l’impression d’avoir perdu le contrôle. Car si, en surface, le fait de posséder toutes ces choses est un élément rassurant, savoir que 80% de tout ceci n’était pas utilisé à déclenché chez moi une volonté de tout changer pour recommencer sur de meilleures fondations.

Le grand tri de ses possessions matérielles

Etape obligatoire de chaque aventure minimaliste : le grand état des lieux.

Passer en revue chacune de ses possessions pour se demander :

  • Son utilisation (Régulière/exceptionnelle/plus utilisée depuis X années/jamais utilisée)
  • La bonne taille pour les vêtements, le bon fonctionnement pour les appareils etc.
  • La volonté de le garder
  • Est-il possible de réparer, échanger, donner ou revendre

Procéder par bloc (vêtements, cuisine, produits culturels) est la clef du succès. Le premier tri n’étant jamais totalement objectif, il faut selon moi deux à trois session par domaine pour que cela soit pérenne.

Le beau, le durable

Faire de la place pour de jolies choses. Posséder moins, mais mieux. Chercher la rentabilité sur le long terme. Chérir ses possessions… Prendre le problème à l’envers, en somme.

Par exemple, je préfère posséder une belle tasse simple que j’utilise tous les jours pendant plusieurs années, plutôt que d’en avoir vingt accumulées au fil du temps. Même chose pour les vêtements.

Le piège de la mode

« La mode passe, le style reste » comme disait l’autre. Je peux vous avouer qu’avec l’expérience, il devient aisé de déceler les tendances qui ne dureront pas, et ainsi d’éviter les pièges en cédant aux caprices de la mode.

De bons basiques intemporels, sublimés par des pièces fortes et indémodables, c’est toujours un succès !

Chasse aux habitudes néfastes

En étant un peu obtus sur mon application du minimalisme, j’ai pu prendre du recul sur nos relations parfois toxique avec les objets, et notre tendance à les accumuler en dépit du bon sens. Avoir trente tasses quand on reçoit au maximum dix personnes, c’est un peu beaucoup non ? De même qu’avoir une armoire remplie de vêtements passés que l’on ne portera plus jamais.

Il y a chez beaucoup d’entre nous une aversion au tri. Une sorte de blocage qui assimilerait le tri au fait de gâcher. Il n’en est rien

Objet totem

« Cette tasse c’est un souvenir de la fois ou sommes allés au pont du Gard en 2003, bas les pattes ! » « Cette babiole m’a été offerte par machine, je la garde ! »

Jeter ou vendre un objet ne changera ni vos souvenirs, ni vos relations à vos proches. Nos espaces de vie ne sont pas extensibles. Un salon peut vite devenir encombré par ces petits souvenirs accumulés au fil du temps.

S’alléger l’esprit (et se simplifier la vie)

Le bienfait principal du minimalisme est se s’alléger l’esprit pour se concentrer sur l’essentiel.

Quoi de plus beau qu’un intérieur dégagé, allant à l’essentiel et facile à nettoyer ?

Rien de plus pratique qu’une armoire bien rangée, composée de pièces à notre taille et à nos goûts.

Rien de plus indémodable qu’une vaisselle et des meubles simples.

C’est cette simplicité qui donne encore plus de poids aux objets plus forts, qui brilleront encore plus dans un intérieur simple.

Minimalisme, développement et gestion de ses finances

Au global, le minimalisme m’a rendu plus conscient, plus heureux, plus responsable… et plus riche !

Car c’est en investiguant sur l’intentionnalité que j’ai développé mes compétences en organisation personnelle (tri, temps, passions, gestion de mes finances…)

Au long de mon parcours vers plus de simplicité, j’ai également pu comprendre l’importance de ne pas être extrémiste dans cette démarche, au risque de se priver de choses que l’on aime. Je tiens à ma collection de disques ? Je la garde 🙂

Tout voir au travers du prisme du minimalisme est donc une erreur fondamentale. C’est un mouvement, pas une secte. Et libre à nous de l’adapter selon nos aspirations

Bonus : Quelques (saines) lectures pour aller plus loin

  • https://leminimaliste.com : Notre unique référence francophone, nul besoin de chercher plus loin. Rien à jeter, il faut tout emporter 🙂

Pour les anglophones :

  • https://www.theminimalists.com : Des conférences et podcasts disponibles à foison sur You tube et des E-books pour aller plus loin. Si vous avez de bonnes bases en anglais, n’hésitez pas.
  • Matt D’Avella : Du très bon contenu vidéo (et toujours en Anglais), plus catchy que The minimalists, une très bonne introduction au concept.

Voila pour cette présentation qui me tenait à cœur, en espérant qu’elle vous aura plus. Et vous ? Quelle est votre relation au minimalisme ? Convaincus, mitigés, réfractaires ?

Crédit : LLD

8 commentaires

  1. Merci pour cet article qui permet notamment de rappeler l’importance toute relative des choses matérielles 😉 J’avoue que de mon côté j’ai du mal à trier et à me séparer de choses qui ne me servent plus depuis longtemps, mais que je garde « au cas où »… Je vais essayer d’appliquer ces conseils pendant l’été, faute d’avoir pu le faire pendant le confinement..

    1. Hello, merci pour ton retour 🙂 Complètement d’accord, la période de confinement a été propice pour faire le point, mais très difficile pour se lancer dans de grands projets. Petit conseil pour les objets « Au cas où » : Mettre une petite étiquette de couleur sur l’objet à une date précise, et l’enlever dès que l’objet à été utilisé. Comme ça on peut voir depuis combien de temps il est resté en hibernation ha ha

  2. matchingpoints a dit :

    Vous êtes sur la trace du minimalisme japonais et de Marie Kondo. Dans son bestseller , elle explique que la vie commence seulement une fois que l’on a fait du tri ! Vous élargissez ce tri sur tout. C’est intéressant !

    1. Merci beaucoup 🙂 Son travail est très inspirant en effet. Nous avons encore beaucoup à apprendre. Bonne soirée

  3. bonjour, comment vas tu? j’aime beaucoup ce genre d’ambiance, même si mon appart ne ressemble pas du tout à ça! passe un bon mercredi et à bientôt!

    1. Hey ! Ça va et toi ? Ça nous a pris un sacré bout de temps pour en arriver là 🙂 Merci pour ton retour, bonne soirée

  4. Mathilde Prou a dit :

    Vivement que mon appartement soit aussi dégagé. On se sent tellement enfermé quand il y à trop de choses!! Ce qui me motive à faire du tri c’est surtout de me dire que j’ai pas envie de me trimbaler tel ou tel objet encore une fois dans un déménagement ^^

    1. Complètement d’accord ! Déménager léger, c’est la vie 😊

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