Zéro déchet & DIY

L’évolution du bio et du zéro déchet

Hello les Ecureuils ! Aujourd’hui je vais vous parler d’un sujet de consommation, à savoir l’évolution des marchés du bio et du vrac, qui sont en train de se démocratiser.

Pour évoquer ce sujet, je vais m’appuyer sur la loi d’Evrett Rogers.

Cette loi met en lumière les différents stade dans la démocratisation d’un nouveau produit, d’une nouvelle manière de faire ou d’une nouvelle mode.

Je vous invite à consulter cet article pour en apprendre plus sur le sujet :

Pour vulgariser un peu cette loi, plusieurs groupes d’individus adoptent de manière successive le produit/service/mode, en commençant par les « novateurs« , puis les « premiers utilisateurs« , puis la majorité, pour enfin finir par les retardataires.

Quand j’étais encore en études, mon professeur avait illustré cette courbe au travers de l’exemple du smartphone.

Au début, seul un public averti et technophile avait adopté le produit car il représentait une vraie rupture et que son prix était très élevé. Aujourd’hui, nos grands-parents, qui étaient plutôt réfractaires au début, s’y sont mis à leur tour.

Evolution des marchés bio/vrac

Parlons de ce qui nous intéresse aujourd’hui : Les produits bio et les achats en vrac.

Le marché du bio est à ce jour plus avancé que le vrac. Il a atteint un certain stade de maturité. Essayez de vous rappeler ce qu’était le bio au début des années 2000… Quelques petits points de vente boudés par la masse, et fréquentés uniquement par une clientèle de connaisseurs souvent moquée et caricaturée.

Vingt ans plus tard, il suffit de faire un tour dans une grande surface pour constater que tout à changé et que le bio y est omniprésent. Céréales de grandes marques, fruits/légumes ou encore cosmétiques bio abondent dans les rayons… un sacré changement !

Les grandes marques sont lentes à s’adapter à une évolution, le statut qui leur étant profitable. Mais dès lors que la demande devient trop forte, que les habitudes commencent à changer de façon pérenne, elles n’hésitent alors plus à s’adapter et à inonder le marché (quitte à s’éloigner un peu des attentes des premiers clients).

Une bonne chose ?

bio et zéro déchet
Les brosses à dents en bambou sont désormais disponibles dans n’importe quelle grande surface, ce qui n’était absolument pas le cas il y a quelques années.

En tout cas, une étape obligatoire et naturelle dans l’évolution des pratiques alimentaires.

Le bio d’aujourd’hui s’achète de plus en plus dans les circuits GMS, qui bénéficie d’une forte demande et possède les moyens et les infrastructures pour y répondre. Rançon du succès, n’oublions pas que la chaine Naturalia fait partie du groupe Casino et que la chaine Bio C Bon est en cours de rachat (intérêt d’Auchan, Carrefour, Naturalia…)

Comme toute mode s’éloigne de son message lorsqu’elle touche le grand public, les fans de la première heure risquent de ne pas voir d’un bon œil cette démocratisation du bio et (bientôt?) du vrac et du zero déchet.

Mais, au final, que vaut-il mieux ? 2,5% de la population qui fait les choses parfaitement ? Ou 80% qui essaye de changer ses habitudes petit à petit mais de manière efficace ?

De notre coté, nous espérons que les normes ne s’assouplissent pas à outrance pour augmenter les volumes vendus, que les acteurs ayant construit le marché ne soient pas tous remplacés par les acteurs historiques, et que les rémunérations des producteurs soient justes.

Découvrez nos articles zéro déchet ici !

LLD

2 commentaires

  1. Hello! Merci pour cet article, le bio est partout mais il faut toujours faire attention à ce que l’on achète 🙂
    Bisous
    Valentine

  2. Merci pour cet article! Il met des mots sur une tendance que j’avais remarquée…
    Même si je ne suis pas fan de la démocratisation du bio parce que le message est détourné essentiellement à des fins commerciales, je suis heureuse de voir que les gens s’intéressent de plus en plus à l’environnement et remettent en question leur manière de consommer. C’est un premier pas vers une dynamique plus respectueuse de la planète. Malgré le négatif relatif aux enseignes, il y a quand même plus de positif. C’est encourageant je trouve!

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